ro ARHETIPUL UNEI SOCIETĂŢI MIMETICE ÎN ROMANUL ANTILEZ CONTEMPORAN
fr L’ARCHÉTYPE D’UNE SOCIÉTÉ MIMÉTIQUE DANS LE ROMAN ANTILLAIS CONTEMPORAIN
  • Sandrine Massolou,  Ida
    UNIVERSITÉ DE LIMOGES
Abstract
În studiul nostru, mimetismul are sensul unei încercǎri de a semǎnǎ cu celǎlalt, prin imitarea comportamentului sǎu. Romanul antilez, obiectul analizei noastre, ne provoacǎ sǎ studiem diferitele forme de imitaţie, de mimetism în societatea contemporanǎ antilezǎ, fie cǎ e vorba despre forme de imitaţie, forme cognitive sau disimulǎri. Societatea antilezǎ post-sclavagistǎ este influenţatǎ de dorinţa de a semǎna din punct de vedere cultural şi intelectual cu Celǎlalt, cu Albul, ceea ce este, fǎrǎ îndoialǎ, consecinţa sclavagismului, a cǎutǎrii prin imitaţie a unei forme de eliberare. Dorim sǎ înţelegem astfel dacǎ societatea antilezǎ a depǎşit aceastǎ percepţie ideologicǎ şi dacǎ disimularea sau prefǎcǎtoria sunt încǎ perceptibile şi astǎzi.
Abstract
Qu’est ce que le mimétisme ? Le mimétisme est une représentation qui peut revêtir plusieurs significations selon un domaine donné. Dans le cadre de notre réflexion, nous entendons par mimétisme le fait de chercher à ressembler à autrui en calquant tout sur son comportement. A cet effet, l’étude de Jean-Marie Schaeffer sur la question de la fiction montre que du point de vue de l’art, « un modèle mimétique est un modèle qui instaure la relation d’homologie - qui correspond à sa finalité cognitive - à travers une relation de ressemblance » Cette notion de mimétisme abordée dans le domaine artistique peut s’étendre en littérature pour expliquer un certain nombre de comportements présents dans une société. Le roman antillais qui est notre champ d’investigation nous amène à nous interroger sur les différentes formes d’imitation, de mimétisme dans la société contemporaine antillaise qu’elles soient de formes imitatives, cognitives ou de feintises. Car il y a une distinction entre imiter pour produire réellement ce qu’on imite et feindre pour produire une chose du même type que celle qu’on imite, mais ayant comme finalité d’accomplir quelque chose d’autre. En nous basant sur la conception de la société antillaise post-esclavagiste, c’est une société influencée par la volonté de ressembler à l’Autre c’est-à-dire au Blanc du point de vue culturel et intellectuel, ce qui est sans doute la conséquence de l’esclavage et, par conséquent, du fait de chercher à travers l’imitation une forme de libération. Saisir les formes mimétiques actuelles, c’est comprendre si la société antillaise a dépassé cette perception idéologique avec tout ce que cela implique, c’est aussi voir si la feintise ou les faux-semblants qui étaient monnaie courante à l’époque passée pour maintenir la stabilité sociale sont encore perceptibles aujourd’hui.