fr LE CORPS COMME OBJET DE CONSOMMATION : LE TATOUAGE
  • De Jesus Cravo,  Cynthia
Abstract
Le tatouage est un art qui se pratique depuis plusieurs milliers d’années partout dans le monde. Des momies datant du IIIème et du IVème siècle avant J.C. ont été retrouvées, tatouées sur les bras, les jambes et le dos, des femmes d’ailleurs. Les Bretons étaient décrits comme étant tatoués dans les divers récits de conquêtes de Jules César. C’est la religion, autour du VIIème siècle, qui mettra un terme à ces pratiques considérées comme païennes, lui donnant une image si négative qu’elles finiront par disparaître complètement. Ce n’est qu’au XIVème siècle que le tatouage fera de nouveau son apparition sur le continent européen, notamment, suite aux explorations du capitaine James Cook, et rentrera dans le Dictionnaire de l’Académie française en 1798. En conséquence, comment considérer notre corps comme un objet au service de notre consommation ? De quelle façon l’acte de consommation participe-t-il au processus de construction identitaire chez l’individu ? Les choix esthétiques concernant le tatouage déterminent-ils une classe, un genre ? Faisons-nous face à une uniformisation d’une nouvelle esthétique de l’individu dans nos sociétés occidentales ?
Abstract
Tattooing is an art form that has been used for thousands of years everywhere around the world. Mummies dated as far back as the 3rd and the 4th centuries have been found with tattoos on their arms, legs and backs – including the women. In Caesarian myths for example, Bretons were described as being tattooed. Judged to be a pagan ritual, tattooing was ended around the 7th century on religious grounds, thus attributing for the first time a negative connotation. It was only during the fourteenth century that the tattoo re-emerged on the European continent, courtesy of James Cook’s explorations. Cook’s discoveries would lead to the first apparition of the word “tattoo” in the Dictionnaire de l’Académie française in 1798. Today, how can we view our bodies as an object for the purpose of consumption? In which way do the act of consumption manifest itself as a participant in the construction of identity? Does aesthetic choices, such as body art (including tattoos), establish a class, a gender? Are we facing a standardized new aesthetic norm shaping individuals of our Western societies?