THE ENCANTADAS DE HERMAN MELVILLE : FUITES DANS LE TEMPS, APPROCHES DU VISAGE

MARION DUVERNOIS

admin 31 Jul 2014

Véritable théâtre des passions dans lequel les acteurs semblent évoluer comme dans un décor de pierre, The Encantadas représente sans doute l’un des textes les plus énigmatiques de Melville. Dans les pages suivantes, nous essaierons d’en proposer une lecture qui, loin d’être exhaustive, se propose comme le complément et le prolongement de celle, fondatrice, de Philippe Jaworski. L’analyse d’un certain nombre d’extraits choisis servira à enrichir notre propos

INTERPRETER LES PASSIONS PAR LES ACTES DE LANGAGE DANS PHEDRE DE JEAN RACINE

ADRIANA-GERTRUDA ROMEDEA

admin 31 Jul 2014

Les idées sont les éléments de la pensée et correspondent aux mots pris isolément ; la pensée correspond à la proposition ou à la phrase. Quant au sentiment, c’est l’affection, le mouvement de l’âme qui accompagne quelquefois l’idée ou la pensée et qui, à un certain degré de vivacité ou de violence, prend le nom de passion. Le langage spontané se soumet à des règles, il présuppose des registres, il connaît des variations dont le nombre, vu de l’extérieur, paraît infini. Nous considérons que les fonctions expressive et conative sont mises en valeur par le ton, l’intonation, l’accent, l’ordre des mots dans l’énoncé, les interjections, etc. Ainsi, avons-nous choisi d’analyser les passions  par les actes de langage, qui est plus proche de notre formation. Pour interpréter les passions par les actes de langage, nous avons pris comme support la pièce de théâtre Phèdre de Jean Racine, plus riche en exemple d’affections et d’émotions fatales, un discours plein d’expressivité.

ENVIE ET JALOUSIE À L’EPREUVE DE LA TRAGEDIE GRECQUE : APPROCHES SEMANTIQUE ET SEMIOTIQUE DES TRAGEDIES D’EURIPIDE

KARINE MESHOUB

admin 31 Jul 2014

C’est à une analyse des pièces conservées du dramaturge grec antique Euripide autour des notions d’envie et de jalousie que nous allons nous consacrer ici. Nous tenterons, en effet, de montrer comment se déploient ces deux « passions » d’envie et de jalousie, à travers les œuvres d’Euripide, en procédant à une analyse sémantique des divers termes présents dans ses œuvres, chacune étant étudiée dans sa langue d’origine (le grec ancien), pour désigner ce que les traducteurs traduisent communément par « envie » et « jalousie », en recourant parfois indifféremment à l’un ou l’autre terme français. Nous procèderons dans un second temps à une approche sémiotique de l’envie et de la jalousie dans les différentes pièces afin d’en dégager une syntaxe narrative et figurative et afin de définir le parcours passionnel des différents personnages engagés dans l’une ou l’autre des deux passions.

Ce qui nous importe, dans le cadre de cette étude, c’est de voir comment se manifestent envie et jalousie, dans les pièces d’Euripide, tant sur le plan sémantique que sur le plan sémiotique. Ce que nous souhaiterions montrer, c’est qu’au-delà du simple déploiement textuel des termes qui recouvrent les notions d’envie et de jalousie dans nos tragédies, se dessine une syntaxe passionnelle, c’est-à-dire une configuration particulière de la mise en place de l’envie et/ou de la jalousie chez certains protagonistes qui dépasse la simple utilisation d’un lexique spécifique. Envie et jalousie ne se manifestent pas dans le seul emploi de phthonos et zêlos, termes qui sont censés recouvrir les concepts d’envie et de jalousie, mais dans l’enchevêtrement d’attitudes et de réactions que le poète nous décrit avec soin. Nous nous interrogerons in fine sur l’axiologie (l’évaluation positive ou négative) qui émerge de l’attitude des protagonistes en  proie à l’envie ou à la jalousie, en terme de responsabilité et/ou de faute, avec comme point de mire le problème délicat de l’existence d’une « conscience individuelle » clairement définissable.

DU BON USAGE DES PASSIONS SELON CICERON

STEPHANE MERCIER

admin 31 Jul 2014

Bien qu’il adopte largement les vues stoïciennes relatives à l’antagonisme foncier entre passions et raison, Cicéron reconnaît volontiers, les hommes étant ce qu’ils sont plutôt que ce qu’ils devraient être, le caractère improductif (voire contre-productif) d’une rhétorique qui refuserait d’en appeler au sentiment. C’est donc parce que nous ne vivons pas dans la cité idéale de Platon que nous devons composer avec les passions, de sorte que les « partisans du mensonge » ne puissent pas prévaloir au détriment des gens de bien dans la République.

PLAISIR ET REALITE DANS LE CONTE DE FEES ET LA FABLE

ADRIANA-GERTRUDA ROMEDEA

admin 18 Jul 2014

De Sigmund Freud à Bruno Bettelheim, des Frères Grimm à Claude Levi-Strauss, les contes de fées ont intéressé philologues, folkloristes, ethnologues, structuralistes, sociologues et psychanalystes. A partir des principes de plaisir et de réalité, nous allons essayer de démontrer comment ces deux notions agissent dans les contes de fées et les fables. Pourquoi les contes de fées et les fables ? Puisque dans ces deux genres s’appliquent le mieux ces deux normes.