GLOBALISME SERAIT-IL UNE DEMOCRATIE TOTALITAIRE ?

Mükremin YAMAN

admin 11 Dec 2017

Le roman intitulé Globalia de Jean-Christophe Rufin est l’un des exemples de roman d’anticipation politique français publié dans la première décennie du XXIe siècle. Connu pour ses romans classés en général dans le genre du roman historique, Jean-Christophe Rufin passe avec Globalia du l’axe du roman historique au roman d’anticipation sociale. Jean-Christophe Rufin, dont le métier est médecin, a travaillé de longues années au sein de la Croix rouge, des Nations Unies et de Médecins sans frontières et s’est rendu dans plusieurs pays pauvres comme Erythrée, Nicaragua, Afghanistan, Philippines, Ruanda, Sri Lanka, Kosovo et Mongolie. Ses expériences et ses témoignages dans ces pays lui ont permis d’écrire au regard d’un médecin des essais au contenu politique sur le drame humain. Dans ses essais et dans certains romans historiques, Jean-Christophe Rufin met en cause des relations inégales entre les pays riches situés à l’hémisphère nord et ceux pauvres situés à l’hémisphère sud.
Avec Globalia, Jean-Christophe Rufin s’essaie au roman d’anticipation et imagine un monde ultra-démocratique où les citoyens bénéficient d’une liberté indéfinissable et d’une prospérité jamais connue. Dans ce monde utopique, aseptisé et protégé de toute altération qu’a connue l’ancien monde, les Globaliens mènent donc une vie paisible, sans se soucier du travail qui n’existe pas, puisqu’un revenu d’existence appelé minimum prospérité leur est assuré pour des activités de leur choix. Mais au-delà de ce meilleur des mondes que décrit Globalia, il y a un autre monde appelé non-zone laissé à l’abandon, peuplée de tribus misérables qu’exploitent des mafieux. Néanmoins, les autorités chargées de la « protection sociale » du Globalia, disposant d’un pouvoir absolu, ne cessent pas d’avertir les Globaliens de l’existence des trois dangers : les risques écologiques, la paupérisation et le terrorisme. Notre travail a pour objectif d’analyser le contenu de Globalia dans le cadre de l’aire thématique le rêve et l’utopie politique.

ETHICS IN THE POLITICAL COMMUNICATION AND TWO MODELS OF DEMOCRACY

VASILE PLEŞCA

admin 27 Jul 2012

The predominant theory of democracy, that of rational deliberation, is based on the presumption that there is a moral theory as a basis of normative validity of the decisions acquired in a process of rational deliberation. The individual who starts from the idea that he has to use rational means of persuasion will implicitly believe that the rational argument will be the only instrument of persuasion, a priori excluding force, coercion or manipulation from the space of the common living. In other words, the process of rational deliberation presumes an equality of positions in society, deriving from the symmetry of positions in dialogue. Starting from these considerations, Habermas builds up a theory focused on the following principle: in society, rules have moral validity only and if only they are discursively built up as a result of a deliberative process that must follow some conditions; anyone can bring any assertion in dialogue; anyone can contest any assertion; no one can be prevented from practicing the rights mentioned above.