DE L’OUBLI DES ARCHETYPES A LA PERTE DANS LE STEREOTYPE SUR LA SCENE DES ANNEES CINQUANTE

EMILIA MUNTEANU

admin 27 Jul 2012

Les auteurs dramatiques des années cinquante, créateurs d’un théâtre dont la complexité rend la taxinomie claudicante (nouveau théâtre, théâtre de l’absurde, anti-théâtre ou bien théâtre des années cinquante), n’hésitent pas à faire le procès du langage en signalant la crise de la communication, indissociable de celle de l’identité, qui leur inspirent la déréalisation du personnage, la dénonciation des paradigmes inféconds ou surannés de la doxa européenne et la déformation des archétypes devenus stéréotypes culturels et linguistiques.

LA MÉTAPHORE COMME ÉLÉMENT DE MYSTIFICATION ET DE MANIPULATION DISCURSIVE

Carmen – Ecaterina Aştirbei

admin 21 Oct 2011

L’importance de la métaphore en tant que figure de langage est incontestable. Pourtant, on arrive à se demander si l’expression métaphorique ne constitue qu’un outil de manipulation de l’imagination du lecteur. La métaphore se fonde sur l’idée de rejet du sens littéral. Le paradoxe est que la métaphore, qui est transport et dédoublement en soi-même, suppose un autre type de transport dans la traduction. Le rôle du traducteur est de veiller que la métaphore ne devienne « un mensonge linguistique » lors de la traduction. L’effet d’appauvrissement introduit par la métaphore détermine une association avec le côté artificiel. Son existence discutable expliquerait son trait mensonger. La métaphore apporte avec elle une vision morcelée du monde ; par conséquent, le discours littéraire devient un morcellement, une rupture. Contrairement à ces hypothèses, la métaphore devient jeu dans la phrase et on la traduit toujours par un jeu dans la langue cible. Même si elle a été associée avec un « mensonge », elle donne des nuances particulières au discours littéraire et quotidien. La traduisibilité de la métaphore démontre, une fois de plus, qu’elle est un phénomène langagier nécessaire et irremplaçable.