IDENTIFYING BEING AND REPRESENTING BY ACTING: NEW NARRATIVE TECHNIQUES IN ANNA DEAVERE SMITH

Deniz Aras

admin 15 Oct 2018

Mobilized by pre-war anxieties, post-war disillusionment and the need to define the new world order, American theatre took an important turn with the rise of influential modernist styles (such as neo-realism, naturalism, expressionism, impressionism, the theatre of the absurd, Dadaism, surrealism to name only a few) during the first half of the twentieth century. The following decades witnessed the emergence of new theatre groups and playwrights of diversity beyond the established tradition as well as extensive theatrical experimentation. With the Civil Rights Movement in the 1960s, political tensions across the country reached an intense degree. Theatre practitioners and critics felt the need to redefine their art form in this new context.  Diverse theatrical groups (Open Theatre, Living Theatre, Bread and Puppet Theatre) that emerged in the early 1960s attempted to devote themselves to new voices with new ways of communication arising from verbal and non-verbal gestures in vivid scenes that identified the image of man in a high-technology culture with his fears and hopes in the currents of global chaos. A search for a new narrative technique that could free dramatists from the restrictions of the dialogic way of communication produced alternative narrative techniques.

As a contemporary American playwright, Anna Deavere Smith is one of the most important contributors to the transformation of American Theater into American Performance. Anna Deavere Smith’s selected solo-performances, Fires in the Mirror, Twilight: Los Angeles 1992, Let me Down Easy emphasize acting as representing being. This study is intended to focus on the recent development of discourse used in contemporary American drama as well as on the diversity of voices reflected in Anna Deavere Smith’s solo-performances, Fires in the Mirror, Twilight: Los Angeles 1992, and Let me Down Easy.

(Română) ELSA MORANTE: LA MÉMOIRE COMME EXAMEN PATOMORPHOLOGIQUE DES MENSONGES ROMANESQUES

Tatiana Ciocoi

admin 18 Jul 2014

The article brings into discussion the grand „topic” of the modern world: the non-identity with oneself of the individual invaded by the other and by the knowledge offered by the other/others through fable, invention, representation, illusion, fiction, artifice, creation. In other words, the literature views as a lie and its opposite – the  defying  through self-illusion, witchery, make-up, „conjuration” of the tales told since the birth of humanity. The parallel world of the „dream in wake” rivals the reality and substitutes it duet o an excessive complexity of what we attempt to grasp. The interchangeability of the fiction and reality, of the need to fable and the paranoia imposed by it, is brought boldly into stage by René Girard, the leading specialist of the literary lie. The poetics of the reverie to which Elsa Morante subscribed is defined precisely in the same manner. All the characters in the novel are mythomanical, aboulic becoming victims of a defective relation with the reality caused by an uncontrollable production of the lie. Having a don quixote and bovaryan ascendancy, their madness is not derived from the reading of books, because her characters are „posthumous”, they appear after the book and after the reading, when the Great Books had jumped into reality, infecting it, being known without being read. Their lie is a sign of memory, of the knowledge of the past, of the invasion of the „other” and of the alienation.

MENSONGE, MIMÉTISME ET DÉGUISEMENT DANS LA CONSTRUCTION IDENTITAIRE DE CERTAINS ROUMAINS EN FRANCE : LA TRAHISON DE LA LANGUE MATERNELLE

Felicia Dumas

admin 20 Oct 2011

Nous proposons une étude socio-linguistique de quelques cas de renoncement à la pratique du roumain en tant que langue maternelle (et à sa transmission à une génération future) enregistrés parmi les Roumains vivant enFrance, dans des familles monoculturelles, ou mixtes – franco-roumaines. Leur rapport faussé avec la langue maternelle, trahie au nom d’une intégration par assimilation dans la société française, sous-tend leur construction identitaire définie par le mensonge (à l’égard de leur origine roumaine, niée), le mimétisme (une volonté de ressembler à tout prix et de tous les points de vue aux Français, notamment par l’emploi du français comme langue unique de leur biographie langagière) et le déguisement (par la francisation du nom, le choix des prénoms exclusivement français pour leurs enfants, le reniement du roumain, enterré comme une langue sans valeur, qui risque de trahir leur origine). Notre réflexion portera sur l’actualité de la notion de langue maternelle et sur le rôle fondamental qu’elle joue dans le processus de la construction identitaire. En trahissant cette langue qui risquerait de trahir leur origine, ces Roumains choisissent délibérément le mensonge, le mimétisme et le déguisement dans le but unique d’une intégration « parfaite », assimilatrice, dans la société française monolingue. Ce choix est sous-tendu par un imaginaire linguistique et culturel complètement dévalorisant à l’égard de la langue et de la culture roumaine.

 

L’ARCHÉTYPE D’UNE SOCIÉTÉ MIMÉTIQUE DANS LE ROMAN ANTILLAIS CONTEMPORAIN

Ida Sandrine Massolou

admin 19 Oct 2011

Qu’est ce que le mimétisme ? Le mimétisme est une représentation qui peut revêtir plusieurs significations selon un domaine donné. Dans le cadre de notre réflexion, nous entendons par mimétisme le fait de chercher à ressembler à autrui en calquant tout sur son comportement. A cet effet, l’étude de Jean-Marie Schaeffer sur la question de la fiction montre que du point de vue de l’art, « un modèle mimétique est un modèle qui instaure la relation d’homologie – qui correspond à sa finalité cognitive – à travers une relation de ressemblance » Cette notion de mimétisme abordée dans le domaine artistique peut s’étendre en littérature pour expliquer un certain nombre de comportements présents dans une société. Le roman antillais qui est notre champ d’investigation nous amène à nous interroger sur les différentes formes d’imitation, de mimétisme dans la société contemporaine antillaise qu’elles soient de formes imitatives, cognitives ou de feintises. Car il y a une distinction entre imiter pour produire réellement ce qu’on imite et feindre pour produire une chose du même type que celle qu’on imite, mais ayant comme finalité d’accomplir quelque chose d’autre. En nous basant sur la conception de la société antillaise post-esclavagiste, c’est une société influencée par la volonté de ressembler à l’Autre c’est-à-dire au Blanc du point de vue culturel et intellectuel, ce qui est sans doute la conséquence de l’esclavage et, par conséquent, du fait de chercher à travers l’imitation une forme de libération. Saisir les formes mimétiques actuelles, c’est comprendre si la société antillaise a dépassé cette perception idéologique avec tout ce que cela implique, c’est aussi voir si la feintise ou les faux-semblants qui étaient monnaie courante à l’époque passée pour maintenir la stabilité sociale sont encore perceptibles aujourd’hui.