EUGÈNE IONESCO : REPRÉSENTATIONS IDENTITAIRES

Raluca BĂLĂIȚĂ

admin 15 Jan 2019

Partagé entre deux cultures, deux langues, deux pays, ayant subi un processus d’acculturation dans son enfance, Eugène Ionesco adopte à l’âge mûr le français comme langue d’écriture et opère un choix, qui se veut être définitif, pour la France et le français. Pourtant, son identité roumaine, même s’il l’a constamment reniée, il n’a pas pu l’annuler complètement, il y a retourné somme toute, vers la fin de sa vie.

LE RELATIVISME LINGUISTIQUE ET CULTUREL – PERSPECTIVES ROUMAINES

GRIGORE GEORGIU

admin 27 Jul 2012

L’analyse et l’interprétation des différences culturelles représentent aujourd’hui un thème central pour les études culturelles et pour les sciences de la communication. Dans le contexte de la mondialisation, les études sur la communication interculturelle se sont graduellement imposées en tant que direction prioritaire de recherche pour les disciplines sociales et humaines, au fur et à mesure que les contacts et les interdépendances entre états, sociétés et cultures se sont multipliées et intensifiées. La communication interculturelle est une discipline de synthèse, qui a acquis ces dernières décennies une place distincte dans les programmes d’étude des universités autour du monde.

Les sources théoriques de cette discipline sont multiples. Un point important d’appui pour comprendre les différences culturelles et la communication entre cultures se trouve dans l’idée de pattern culturel et dans la thèse de relativisme linguistique (connue comme « l’hypothèse Sapir-Whorf »). Dans cette étude je veux montrer la contribution de certains penseurs roumains à la compréhension de cette problématique, ainsi que Mircea Vulcănescu et Constantin Noica, des auteurs qui ont conçu les langues comme des moyens de codification des visions différentes sur le monde.

MENSONGE, MIMÉTISME ET DÉGUISEMENT DANS LA CONSTRUCTION IDENTITAIRE DE CERTAINS ROUMAINS EN FRANCE : LA TRAHISON DE LA LANGUE MATERNELLE

Felicia Dumas

admin 20 Oct 2011

Nous proposons une étude socio-linguistique de quelques cas de renoncement à la pratique du roumain en tant que langue maternelle (et à sa transmission à une génération future) enregistrés parmi les Roumains vivant enFrance, dans des familles monoculturelles, ou mixtes – franco-roumaines. Leur rapport faussé avec la langue maternelle, trahie au nom d’une intégration par assimilation dans la société française, sous-tend leur construction identitaire définie par le mensonge (à l’égard de leur origine roumaine, niée), le mimétisme (une volonté de ressembler à tout prix et de tous les points de vue aux Français, notamment par l’emploi du français comme langue unique de leur biographie langagière) et le déguisement (par la francisation du nom, le choix des prénoms exclusivement français pour leurs enfants, le reniement du roumain, enterré comme une langue sans valeur, qui risque de trahir leur origine). Notre réflexion portera sur l’actualité de la notion de langue maternelle et sur le rôle fondamental qu’elle joue dans le processus de la construction identitaire. En trahissant cette langue qui risquerait de trahir leur origine, ces Roumains choisissent délibérément le mensonge, le mimétisme et le déguisement dans le but unique d’une intégration « parfaite », assimilatrice, dans la société française monolingue. Ce choix est sous-tendu par un imaginaire linguistique et culturel complètement dévalorisant à l’égard de la langue et de la culture roumaine.