(Română) LE MASQUE, UN ORGANE ARTIFICIEL?

Posted On Jul 18 2014 by

An important part of the contemporary creation placed the mask at the center of its preoccupations. From Claude Cahun’s travesties, to Cindy Sherman’s masquerades, via Gillian Wearing’s silicon masks or Patrick Tosani rigidified pants, everything seems to indicate a constant and ever renewed interest in the meanings of this object, be it on a archetypical, symbolic or transgressive level. However, one might wonder about this « return » to this canonical figure, from where the notions of « person » and « self » originate (Mauss, 1968). The study of the Greek prosôpon and the Latin persona shows a paradoxical aspect: indeed, the mask is, not …


LA MÉTAPHORE COMME ÉLÉMENT DE MYSTIFICATION ET DE MANIPULATION DISCURSIVE

Posted On Oct 21 2011 by

L’importance de la métaphore en tant que figure de langage est incontestable. Pourtant, on arrive à se demander si l’expression métaphorique ne constitue qu’un outil de manipulation de l’imagination du lecteur. La métaphore se fonde sur l’idée de rejet du sens littéral. Le paradoxe est que la métaphore, qui est transport et dédoublement en soi-même, suppose un autre type de transport dans la traduction. Le rôle du traducteur est de veiller que la métaphore ne devienne « un mensonge linguistique » lors de la traduction. L’effet d’appauvrissement introduit par la métaphore détermine une association avec le côté artificiel. Son existence discutable expliquerait son …


UN HEROS CIVILISATEUR PAS COMME LES AUTRES…

Posted On Oct 18 2011 by

L’être déguisé symbolise, grâce au déguisement qu’il prépare et endosse, « l’esprit du désordre, l’ennemi de toute limitation » le mystificateur qui se met hors la loi commune, revendiquant pour lui-même l’usage d’une liberté d’autant plus grande qu’elle n’est plus limitée. Il s’est imposé dans la littérature comme un personnage qui s’amuse à jongler avec son identité, un être qui aime se dissimuler derrière un masque et endosser différents costumes, autres que le sien, par pure plaisanterie, afin de jouer de mauvais tour aux « gens sérieux » ou aux personnes trop naïves.


LE DROIT AU JEU

Posted On Oct 17 2011 by

L’hypothèse de départ de ce travail est que le jeu et ses règles régissent, d’une façon ou d’une autre, ne fût-ce qu’implicitement, toute activité humaine, surtout lorsqu’elle est liée à une pratique langagière. Le Droit, par les contraintes qu’il impose, par la rigidité et l’austérité de son langage et sa fonction pratique et punitive, semble loin de la gratuité et du bonheur que le jeu engendre. Néanmoins, on a déjà démontré que, dans les sociétés archaïques, l’acte juridictionnel s’accompagne, souvent, de la mise en scène de certains jeux. On attribue au jeu une fonction sociale, grâce aux significations qu’il cache, …


LE JEU DANS LE THÉÂTRE D’ALBERT CAMUS : POLYSÉMIE, POLYMORPHIE, ONTOLOGIE

Posted On Oct 17 2011 by

Si le jeu dans tous ses états se trouve amplement célébré chez Eugène Ionesco, selon la prémisse du présent volume, il l’est aussi, déjà, chez un écrivain dont les œuvres majeures précèdent de peu celles du célèbre dramaturge de l’Absurde : en l’occurrence, chez Albert Camus. À l’instar de Martin Esslin dans son ouvrage de référence qu’est devenu The Theatre of the Absurd (1961), nous percevons Camus comme un précurseur du Nouveau Théâtre. Mais notre perception se fonde sur d’autres motifs, qui s’ajoutent à ceux fournis par Esslin : alors que ce dernier renvoie au philosophe de l’absurde, qu’est Camus, …


ANDRE GIDE ET LES ILLUSIONS DU JEU ANTIFASCISTE

Posted On Oct 17 2011 by

L’antifascisme est un « jeu » inventé par les communistes à l’aube de la seconde guerre mondiale pour leurrer l’Occident et éloigner l’attention de l’opinion publique de la famine et des atrocités commises par le régime totalitaire de Staline. Malgré leurs péchés, les communistes ont réussi à attirer vers leur cause des militants authentiques, des individus remarquables, parmi les plus brillants de leur génération. Motivés par la menace fasciste et convaincus d’avoir bien choisi leur chemin, les sympathisants ont été cependant les victimes innocentes d’un régime dont le but principal était de créer une illusion pour s’en nourrir ensuite. Certains …


LE JEU: SOCIALISATION ET INDIVIDUATION CHEZ ANDREÏ MAKINE

Posted On Oct 17 2011 by

La découverte de soi, la construction de l’identité personnelle par opposition à celle collective constitue un motif essentiel de l’œuvre makinienne. Pour mieux souligner cela, l’auteur choisit comme personnages des jeunes adolescents à l’âge de l’élaboration de soi selon différents modèles : familial, social, collectif ou bien au contraire, par la confrontation avec l’altérité. Erik Erikson considère le stade de l’adolescence comme « une période de plus en plus marquée et consciente […] presque un mode existentiel entre l’enfance et l’âge adulte » . Les adolescents semblent être plus préoccupés par ce que les autres pensent d’eux, par ce qu’ils …


« LANGAGE TANGAGE OU CE QUE LES MOTS ME DISENT ». MICHEL LEIRIS : DE L’EXPLORATION LUDIQUE DU LANGAGE À L’EXPLORATION DU MOI

Posted On Oct 17 2011 by

Auteur d’un vaste cycle autobiographique, Michel Leiris contribue décisivement au renouvellement des genres autoréférentiels par une expérimentation langagière et narrative qui anticipe de quelques décennies « l’aventure de l’écriture » envisagée par les structuralistes et les Nouveaux Romanciers. L’exploration du moi s’accompagne chez lui d’une exploration des potentialités du langage. Pensant que l’homme contemporain est emprisonné par cet outil de communication, Leiris éprouve la nécessité de le réinventer, de le forcer à lui livrer des vérités inouïes. Transformés ainsi en objet de la recherche littéraire, les mots sont forcés de quitter le domaine de la communication habituelle et de montrer …


SOI-MÊME COMME UN AUTRE. DU RITUEL AU JEU DE THÉÂTRE : ARCHÉTYPE ET DRAMATIS PERSONAE

Posted On Oct 12 2011 by

Notre étude – située au croisement de l’anthropologie du théâtre et des sciences du langage – s’intéresse à la possibilité de dégager un modèle transculturel de la représentation dramatique: des anciens rituels – aux fonctions sociales et religieuses bien précises – au(x) jeu(x) de théâtre (post)moderne. C’est-à-dire, du dromenon au drame. Ce qui pose le problème – assez important pour ceux qui envisagent une « nouvelle » poétique du théâtre, tels que Artaud, Brook, Barba, etc. – des rapports qui peuvent s’ établir entre le « jeu sacré » et le « jeu esthétique », entre le culte et l’ …