DU PEDEPHORE AU PEDEVOLE : LE CHAMP MYTHIQUE DANS LE ROI DES AULNES DE MICHEL TOURNIER

Posted On Jan 15 2019 by

De son premier roman intitulé Vendredi ou les limbes du Pacifique (1969) à son dernier roman s’intitulant Eléazar ou la Source et le Buisson (1996), Michel Tournier ne cesse pas d’utiliser sous plusieurs formes des éléments empruntés aux champs littéraire, artistique, mythique, biblique et philosophique. C’est la raison pour laquelle les romans de Tournier sont l’objet des études de plus en plus fréquentes de l’intertextualité depuis sa naissance dans les recherches littéraires et discursives. Certes l’intertextualité n’est pas un procédé d’emprunt ou de réécriture bruts, comme souligne Marc Eigeldinger dans son œuvre intitulé Mythologie et Intertextualité (1987), mais elle assume …


LE JEU DE L’EMPRUNT ET LES ENJEUX CACHÉS DANS LE DEVOIR DE VIOLENCE

Posted On Oct 17 2011 by

Le Devoir de Violence de Yambo Ouologuem a rapidement suscité une controverse après sa parution en 1968, concernant les prétendus plagiats de l’auteur. Je soutiendrai que ces accusations reposent sur un manque de compréhension de la technique compositionnelle de Ouologuem, dont la ludicité est démontrée à la fois par les autres écrits de l’auteur et par ses interviews. La scène finale du roman contient la clé des emprunts situés autre part dans le texte. Ouologuem obtient une synergie entre la technique d’écriture et l’idéologie du texte, en les plaçant ensemble sous le signe du jeu. Tout comme celui-ci, le travail …


GEROGES BATAILLES, ANDRÉ BRETON : DE LA « GRENOUILLE » ET DU «BŒUF » SURRÉALISTE EN 1925

Posted On Oct 17 2011 by

Lorsque, en 1925, Michel Leiris présente Georges Bataille à André Breton, il est probablement loin de penser que cette rencontre, qui inaugure, mais bien mal, un débat qui ne s’arrêtera plus entre eux deux, jusqu’à prendre les formes les plus violentes et les plus passionnelles qu’on lui connaîtra quelques années plus tard, n’a cependant aucune chance d’aboutir dans l’immédiat. La notoriété tapageuse de Breton, son éclat solaire, son omniprésence sur la scène intellectuelle et artistique au lendemain du Manifeste, la dynamique collective enfin dont il est le moteur, et qui a séduit Leiris lui-même, étouffent Bataille, enfoncé dans une solitude …