LA SCÈNE DES ANNÉES CINQUANTE COMME THEATRON


Posted On Oct 20 2011 by

Tout en croyant tenir en main les ficelles de l’univers, l’homme se trouve pris dans ses rouages. Car, incontestablement créateur de maints effets de magie, de commerce, de menace ou de surprise, il en subit légions : papillon, Compton, Joule, etc.

Le théâtre, en tant qu’imitation des actions humaines, ne cesse de nous éblouir en raison du présupposé sémiologique de l’existence de deux systèmes de signes. Par ailleurs, au-delà des paradoxes qui le composent, il s’avère dangereux eu égard à ses innombrables effets (effet de réel, d’étrangeté, de mise en évidence, de reconnaissance ou théâtral, etc.), à son impact direct, physique et psychique, sur le spectateur et à sa fonction psycho-sociale incontestable.

Le théâtre des années cinquante ressemble à une « certaine encyclopédie chinoise »[1], rendue célèbre grâce à Borges, qui classe les animaux selon des critères impossibles à saisir par la pensée cartésienne. Mais, plus que toute autre, la scène du théâtre de l’absurde est un espace de la suiréférentialité renvoyant au théâtre dont l’étymologie grecque – theatron – nous renseigne que c’est « le lieu où l’on regarde »

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