LA RUSE, ULTIME VALEUR DE LA FIN’AMOR ? LE RÔLE DE GUILLEM DE NEVERS DANS FLAMENCA ET D’ELVIRA DANS CASTIA GILOS


Posted On Oct 18 2011 by

Le Roman de Flamenca et Las novas de Castia Gilos sont, plus que toutes les adaptations narratives de la lyrique troubadouresque, étroitement construits autour de la relation triangulaire composée par la Dame, l’amant et le mari jaloux. Dans le Roman, Guillem, chevalier et clerc, maître ès sept arts libéraux et ès arts divinatoires, est le fin amant investi par Amour pour délivrer Flamenca de son mari, Archambaut. Dans Castia Gilos, Elvira, dame à la conduite irréprochable, subit elle aussi la jalousie de son mari, Alphonse de Barbastre, qu’elle punit en faisant de son meilleur chevalier, Bascol de Cotanda, son amant. Guillem et Elvira, parangons de chevalerie et de courtoisie,  évoluent dans une société contaminée par la jalousie de son seigneur.  Ils vont alors opposer la ruse dont Nature les a dotés au virus de la jalousie. Ces personnages en se révélant plus rusés que tout autre, voient leur exemplarité s’accroître. La ruse apparaît alors comme une faculté permettant de conserver l’intégrité de son être dans un monde courtois altéré. En cela, elle devient la valeur ultime de la fin’amor, celle qui permet aux amants de vivre à l’encontre de la société et de se surpasser en éliminant la jalousie de cette dernière.

Last Updated on: October 18th, 2011 at 1:01 P, by admin


Written by admin