LA CULTURE COMME ENSEMBLE DE REPRÉSENTATIONS. L’EXERCICE DU POUVOIR DE CERTAINES PERSONNES SUR D’AUTRES PAR LE MANAGEMENT DES REPRÉSENTATIONS


Posted On Jan 15 2019 by

Ogden et Richards soulignaient que dans un acte de communication, le message n’existe pas avant d’être codé ; De plus, le codage est un processus de création : le message s’auto-génère dans le processus de communication lui-même. En tant que tel, le terme « récepteur » devrait être remplacé par le terme « lecteur ». En d’autres termes, le « récepteur universel » se décompose en une multitude de lecteurs dont les lectures sont prédéterminées par la culture. La signification d’un signe n’est pas donnée à l’avance, elle naît à la suite de la rencontre entre le message et la charge culturelle (cultural loading) avec laquelle le lecteur accueille le message. En tant qu’homo significans, nous ne nous rapportons pas à des objets, mais à des « interprétants » (Peirce). Pour l’homme, le monde est un univers d’interprétants. Mais cela rend la manipulation possible par le biais de vérités partielles et de fausses nouvelles (fake news), c’est-à-dire par la dénaturation plausible de la réalité. L’acceptation d’une phrase comme vraie n’est pas liée à sa relation avec la réalité, mais plutôt à sa relation avec la charge culturelle du lecteur. Cet article décrit ce mécanisme de la sémiose qui rend possible l’exercice du pouvoir de quelques hommes sur d’autres hommes, grâce à la gestion de leurs représentations.

Last Updated on: January 18th, 2019 at 9:57 P, by admin


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