L’ESPRIT UTOPIQUE COMME DIMENSION DE L’HOMME COMPLET. PLAIDOIRIE POUR UNE TRANSCENDANCE PROFANE


Posted On Dec 11 2017 by

Dans son essai célèbre, L’Homme Unidimensionnel, Herbert Marcuse parlait de la plus rependue forme d’aliénation propre au « capitaliste tardif » : l’atrophie d’une des deux dimensions d’un être humain complètement humanisé : la capacité de contempler une réalité alternative qui transcende ce qui est donné et qui se présente comme un projet d’une réalité meilleure et plus belle, d’un monde plus habitable. Si l’homme contemporain se réduit à l’autre dimension, i.e. la capacité de s’adapter à la réalité existante, il se positionne plus proche de l’animalité que de l’humanité. La société de consommation nourrit le besoin de transcendance dans l’onirique et dans des besoins imaginaires, mais atrophie l’appétit des individus d’améliorer la réalité – y compris l’organisation sociale ; elle transforme les peuples de citoyens dans des masses de consommateurs. Dans cet article, nous proposons une explication épistémologique de la disparition du besoin de transcendance dans la culture postmoderne, ainsi qu’un moyen de récupérer la capacité de rêver activement, de promouvoir et d’entraîner le changement. L’homme complet vit, pense et rêve entre deux pôles existentiaux: Sein et Sollen, faute desquels il est impossible d’envisager l’ontologie régionale de l’humain, i.e. la spécificité de l’existence humaine : la capacité de transformer le « il doit être » ou le « il est possible d’être » en « il est ». Ainsi, l’être humain peut être défini selon Jean-Paul Sartre: « un homme-projet ». D’ici, une série de conséquences éducationnelles, inventoriées dans la dernière partie de l’article.

Last Updated on: December 11th, 2017 at 10:12 P, by admin


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