L’IMAGINAIRE DE LA GREFFE. REPARER LES VIVANTS DE MAYLIS DE KERANGAL, MYGALE DE THIERRY JONQUET, LA PIEL QUE HABITO DE PEDRO ALMODOVAR


Posted On Nov 11 2015 by

La médecine scientifique est devenue, dans les cultures occidentales, un domaine fortement valorisé, socialement tout autant que symboliquement. Incarnation revendiquée d’une rationalité solide, elle n’en reste pas moins empreinte d’une dimension mythique qui en modèle ses représentations, par exemple dans la publicité, la littérature ou les arts. Selon nous, cette attention portée à la médecine scientifique révèle l’importance de l’imaginaire scientifique et technique – technoscientifique – dans notre culture. En particulier, les transformations du corps humain, rendues possibles par le développement toujours croissant des nouvelles techniques, hantent les œuvres contemporaines. Néanmoins, les représentations des interventions médicales (chirurgicales) sur le corps humain sont liées à un héritage culturel – mythique. Nous visons dans le présent texte à identifier et à analyser une partie de cet imaginaire à partir du motif de la greffe d’organes et de tissus, au centre du roman Réparer les vivants de Maylis de Kerangal (2014), de Mygale de Thierry Jonquet (1995) et de son adaptation cinématographique par Pedro Almodóvar, La Piel que habito (La Peau que j’habite; 2011).

Last Updated on: November 11th, 2015 at 10:26 P, by admin


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