L’AUTOFICTION EN SUÈDE. LES STRATÉGIES AUTOFICTIONNELLES DE DEUX ÉCRIVAINES CONTEMPORAINES : KERSTIN EKMAN ET BIRGITTA STENBERG


Posted On Jul 18 2014 by

Le concept de l’autofiction a été transmis dans le discours critique en Suède mais le mot, sous sa graphie suédoise autofiktion, est rarement utilisé en accord avec les définitions proposées par les spécialistes francophones. Dans cette contribution, nous nous proposons de rendre compte des stratégies d’écriture autofictionnelles de deux célèbres romancières suédoises contemporaines, Birgitta Stenberg et Kerstin Ekman. Par le passé, Stenberg a écrit plusieurs livres audacieux dans lesquels elle raconte des épisodes de sa vie à partir d’un pacte de vérité indéniable. Pour cette raison, il est intéressant de noter qu’elle adopte une nouvelle approche, très originale, dans un de ses ouvrages les plus récents, Eldar och is, publié en 2010. Le livre commence avec le récit fictionnel de la vie de sa grand-mère maternelle et de sa mère pour arriver, dans la troisième partie, à l’histoire de Birgitta, narrée partiellement à la troisième personne, partiellement à la première. Kerstin Ekman, pour sa part, utilise le mot « autofiktion » pour désigner son roman Grand Final i skojarbranschen, formidable succès de vente lors de sa publication en 2011. Elle y offre un délicieux autoportrait ludique en créant deux alter egos diamétralement opposés : une femme jolie mais peu talentueuse et une autre brillante mais laide.

Last Updated on: July 18th, 2014 at 9:35 P, by admin


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